Pourquoi le taux d'autoconsommation est devenu le seul chiffre qui compte
Jusqu'au printemps 2026, un surplus revendu au réseau rapportait 4 c€/kWh et l'installation touchait une prime de 80 €/kWc. L'arrêté du 1er juin 2026 a mis fin aux deux : la prime a disparu pour les demandes de raccordement déposées à partir du 5 juin, et le rachat du surplus est tombé à environ 1,1 c€/kWh HT.
L'écart est devenu vertigineux. Un kilowattheure que vous consommez vous-même vous économise le prix payé à votre fournisseur. Le même kilowattheure exporté vous rapporte 1,1 centime. Consommer sa production vaut donc environ vingt fois mieux que la revendre — et c'est ce rapport, plus que la puissance installée, qui décide de la rentabilité d'une installation posée aujourd'hui.
Concrètement : sur une installation de 6 kWc produisant environ 7 000 kWh par an, passer d'un taux d'autoconsommation de 30 % à 60 % déplace 2 100 kWh de la revente vers l'économie directe. À 1,1 c€ contre le tarif du réseau, la différence annuelle se compte en centaines d'euros, sans avoir ajouté un seul panneau.
Les cinq leviers, du moins cher au plus cher
Déplacer les usages
Lave-linge, lave-vaisselle, sèche-linge programmés en milieu de journée. Gratuit, et c'est le levier au meilleur rendement immédiat.
Piloter le ballon d'eau chaude
Un contacteur qui bascule la chauffe du ballon sur les heures de production absorbe une part importante du surplus. C'est le meilleur rapport gain/prix de la liste.
Orienter est-ouest plutôt que plein sud
Un peu moins de production annuelle, mais étalée du matin au soir : elle colle mieux à une consommation domestique, donc s'autoconsomme davantage.
Coupler avec une pompe à chaleur
Une PAC air/eau déplace le chauffage vers l'électricité, et tourne aussi en journée pendant les périodes froides — donc en partie sur votre production.
Stocker
Une batterie physique reporte la production du jour vers le soir ; une batterie virtuelle vous crédite votre surplus chez votre fournisseur. Le levier le plus coûteux : à n'envisager qu'une fois les quatre précédents épuisés.
Ce que vous pouvez raisonnablement viser
Sans rien changer à vos habitudes, une installation domestique s'autoconsomme typiquement autour de 30 %. Avec les usages déplacés et le ballon piloté, on atteint couramment 50 à 60 %. Au-delà, il faut du stockage, dont le coût doit être mis en regard du gain réel — et non d'une promesse d'autonomie.
Une mise en garde honnête : personne ne peut vous garantir un taux d'autoconsommation avant d'avoir regardé vos consommations réelles, heure par heure. Une promesse chiffrée annoncée avant l'étude n'est pas un engagement, c'est un argument de vente.
Et le cadre tarifaire, si mon dossier est ancien ?
Si votre demande complète de raccordement a été déposée avant le 5 juin 2026, vous conservez l'ancien régime — prime de 80 €/kWc et rachat du surplus à 4 c€/kWh — pendant vingt ans. C'est la date de dépôt de la demande de raccordement qui fait foi, pas celle du devis ni celle de la pose.
Pour toute nouvelle installation, c'est le régime issu de l'arrêté du 1er juin 2026 qui s'applique. La TVA reste à 5,5 % pour les installations de 9 kWc et moins depuis le 1er octobre 2025, sous conditions. Dans Toulouse Métropole, une prime locale de 25 % du coût remplace le rachat du surplus, sans cumul possible : voir notre page aides panneaux solaires 2026. Les fourchettes par puissance sont sur notre page prix des panneaux solaires à Toulouse, et le dimensionnement sur notre page panneaux solaires.
Cadre tarifaire et prix vérifiés le 16 octobre 2026. Les conditions d'achat évoluent par arrêté : nous les revérifions à chaque devis.